Les figures de la vie politique française
Charles Pasqua
Biographie & héritage politique
Charles Pasqua est ministre de l’Intérieur en 1986–1988 puis en 1993–1995. Son nom est lié au durcissement de la législation sur l’immigration et à l’opposition au traité de Maastricht. Longtemps président du conseil général des Hauts-de-Seine, il combine un ancrage départemental avec une ligne gaulliste et souverainiste.
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Gaullisme et droite républicaine

Sommaire de la biographie
Comprendre le parcours
L’Intérieur, les Hauts-de-Seine et le souverainisme
Charles Pasqua exerce deux fois la fonction de ministre de l’Intérieur, pendant les cohabitations de 1986–1988 et de 1993–1995. Son nom est notamment associé au durcissement des règles d’entrée, de séjour et d’éloignement des étrangers en 1993. Son implantation territoriale est également durable : il préside le conseil général des Hauts-de-Seine de 1973 à 1976, puis de 1988 à 2004. Les responsabilités ministérielles et départementales lui donnent des compétences différentes, qu’il importe de distinguer lorsque l’on examine une décision. [1] [2]
Son souverainisme conduit Pasqua à faire campagne contre le traité de Maastricht en 1992, alors que Jacques Chirac soutient sa ratification. Aux européennes de 1999, la liste qu’il conduit avec Philippe de Villiers obtient 13,05 % et devance celle du RPR et de Démocratie libérale. Ses votes au Sénat précisent aussi son positionnement : opposition à l’abolition de la peine de mort en 1981, soutien au RMI en 1988 et au PACS en 1999. Une étiquette de droite ne suffit donc pas à prévoir chacun de ses choix parlementaires. [1]
Des réponses précises
Questions sur le parcours
Charles Pasqua était-il d’accord avec Jacques Chirac sur l’Europe ?
Pas sur tous les choix. Charles Pasqua fait campagne contre le traité de Maastricht en 1992, alors que Jacques Chirac soutient sa ratification. Ce désaccord illustre une division du gaullisme sur la souveraineté européenne. Il se distingue de l’action menée par Pasqua au ministère de l’Intérieur en 1986-1988 puis en 1993-1995. [1]
Quel est le résultat de la liste Pasqua–de Villiers en 1999 ?
Elle obtient 13,05 % aux élections européennes et devance la liste du RPR et de Démocratie libérale. Il s’agit du résultat d’une liste commune, pas d’un scrutin présidentiel individuel. [1]
Comment Charles Pasqua a-t-il voté sur la peine de mort, le RMI et le PACS ?
La notice du Sénat relève un vote contre l’abolition de la peine de mort en 1981, puis des votes favorables au RMI en 1988 et au PACS en 1999. Ces choix montrent que ses positions varient selon les sujets. [1]
Au-delà d’une étiquette
Les lignes de force
Ces choix datés permettent de situer le parcours par sujet. Leur rapprochement constitue une lecture éditoriale ; les références renvoient aux faits retenus.
- Immigration
- À l’Intérieur, les lois de 1993 durcissent les règles relatives à l’entrée, au séjour et à l’éloignement des étrangers. [1] [2]
- Souveraineté
- L’opposition à Maastricht puis la liste des européennes de 1999 marquent son désaccord avec une partie de la droite sur l’intégration européenne. [1]
- Votes par sujet
- Son opposition à l’abolition contraste avec son soutien au RMI puis au PACS : les positions se lisent texte par texte. [1]
La chronologie
Les étapes qui comptent
- 1947-1959
Rejoint le RPF en 1947 puis l’UNR en 1958 ; participe à la fondation du Service d’action civique en 1959.
Sources et repères de cette étape
- 1968-1973
Est élu député des Hauts-de-Seine en juin 1968 dans une circonscription couvrant Clichy et Levallois-Perret ; siège à l’Assemblée jusqu’en 1973.
Sources et repères de cette étape
- 1986-1988
Est ministre de l'Intérieur dans le premier gouvernement de cohabitation.
- 1992
Fait campagne pour le non au traité de Maastricht avec Philippe Séguin.
- 1993-1995
Retrouve le ministère de l'Intérieur sous Édouard Balladur et fait adopter de nouvelles lois sur l'immigration.
Télécharger les chronologies et leurs documents (CSV)
Fonctions et mandats
- Sénateur des Hauts-de-Seine
- Président du conseil général des Hauts-de-Seine
- Ministre de l'Intérieur (1986-1988 et 1993-1995)
- Député européen
Pour situer le parcours : Sénat — Charles Pasqua. Les documents des repères ci-dessous précisent les faits retenus ; cette seule référence ne couvre pas chaque étape.
Se situer dans le paysage politique
Le repère gauche–droite
Période retenue 1986–1995
- Extrême gauche
- Gauche
- Centre gauche
- Centre
- Centre droit
- Droite — position retenue
- Extrême droite
Droite gaulliste, sécuritaire et souverainiste ; opposition à Maastricht.
Pourquoi ce classement ?
Classement éditorial ordinal, fondé sur la famille politique, la période et les positions décrites dans la notice. Aucune mesure numérique de conviction. Une plage signale une position intermédiaire ou une évolution.
Pour Charles Pasqua, cette lecture s’appuie sur les positions exposées dans la biographie et sur les documents cités dans la notice. Elle ne situe pas automatiquement ses héritiers ou son ancien parti aujourd’hui.
Lire les positions par sujet · Vérifier les référencesDécisions, contexte et conséquences
Comprendre les enjeux du parcours
Les lois de 1993 : entrée, séjour et éloignement
Le second passage de Charles Pasqua à l’Intérieur, de 1993 à 1995, est associé à un durcissement du droit des étrangers. La loi du 24 août 1993 agit sur plusieurs étapes : l’entrée sur le territoire, les conditions du séjour et l’éloignement. Ces catégories concernent des décisions administratives différentes ; elles ne se résument pas à un indicateur unique d’immigration. [1] [2]
Pour comprendre sa ligne, il faut rapprocher cette action ministérielle de son opposition au traité de Maastricht en 1992. Dans les deux cas, la maîtrise des décisions publiques et la souveraineté occupent une place centrale. Ce rapprochement est une lecture politique, pas une équivalence juridique entre un traité européen et une loi sur le séjour. [1] [2]
Les votes sociaux présentés dans l’autre dossier complètent ce portrait : le soutien au RMI ou au PACS empêche de déduire toutes ses positions d’une seule étiquette. La fiche décrit donc des choix par sujet et par période, plutôt qu’un classement supposé expliquer chaque vote. [1]
Trois votes pour comprendre les positions de Charles Pasqua
Pasqua vote contre l’abolition de la peine de mort en 1981, pour le RMI en 1988 et pour le PACS en 1999, selon la notice du Sénat. Cette combinaison explique pourquoi une seule étiquette rend mal compte de ses positions : la fermeté pénale s’accompagne ici d’un soutien à une prestation sociale et à un statut juridique du couple. [1]
Le rapprochement doit rester attaché à ces textes et à leurs dates. Il ne signifie pas que Pasqua adopte tout le programme de la gauche, ni que ses votes résument l’ensemble de son activité. Son opposition à Maastricht en 1992 et sa liste souverainiste de 1999 ajoutent un autre axe : le désaccord sur l’intégration européenne, y compris avec une partie de la droite. [1]
Documents du dossier
Mettre en perspective
Pour comprendre le désaccord sur la peine de mort, revenir au texte d’abolition porté par Badinter en 1981.
Robert Badinter — La loi d'abolitionComparer les responsabilités et les effets
Immigration, souveraineté et votes sociaux
Chaque ligne précise l’action, le résultat attesté et la limite du document cité. Un vote, une réforme, un mandat ou une décision judiciaire ne mesurent pas le même type de résultat.
| Épisode et documents | Rôle et action | Résultat documenté | Ce qu’on peut en conclure |
|---|---|---|---|
| 1993Les lois dites Pasqua | Ministre de l’Intérieur Porter un durcissement de règles d’entrée et de séjour. |
Les règles d’entrée, de séjour et d’éloignement des étrangers sont durcies. | La version historique de la loi ne décrit pas l’ensemble du droit actuel. |
1992Le non à MaastrichtDocuments |
Responsable de droite engagé pour le non Contester la ratification du traité. |
Participation à la campagne référendaire. | La position européenne ne permet pas de déduire chaque vote social. |
1981, 1988, 1999Des votes qui ne se résument pas à une étiquetteDocuments |
Sénateur Prendre position sur des textes distincts. |
Opposition à l’abolition ; votes favorables au RMI et au PACS. | Ces votes ne produisent pas une mesure globale des convictions. |
Comparaison éditoriale fondée sur les documents liés. Elle distingue les événements établis de leur interprétation et ne constitue pas un classement des personnalités. Télécharger les comparaisons des 50 notices (CSV).
Notre lecture du parcours
Héritage et choix politiques
Sécurité intérieure et souveraineté européenne
Les deux passages de Pasqua à l’Intérieur et son opposition à Maastricht éclairent deux dimensions de son positionnement : les pouvoirs de l’État sur son territoire et l’autonomie de décision à l’échelle européenne. Les lois sur l’immigration relèvent d’une action gouvernementale ; le non à Maastricht d’une bataille politique sur un traité.
Documents de cette analyse
Le souverainisme peut se présenter à une élection européenne
La liste menée avec Philippe de Villiers en 1999 prolonge son opposition à l’intégration européenne dans une compétition pour des sièges européens. Il n’y a pas identité entre critique d’un traité et refus de participer aux institutions. Le scrutin devient un moyen de porter cette critique dans l’assemblée concernée.
Documents de cette analyse
Lecture éditoriale : les documents établissent les faits cités ; le rapprochement et son interprétation sont ceux de Politiquement.org.
Vérifier et approfondir
Les faits, leurs sources, leur portée
Repère 1
Deux passages place Beauvau
Charles Pasqua est ministre de l'Intérieur de 1986 à 1988 puis de 1993 à 1995.
Lecture et portée de ce repère
Notre lecture. Ces périodes fixent son image de responsable de l'ordre et de la sécurité au sein de la droite gaulliste.
Les opérations de police et les décisions administratives impliquent de nombreux services ; la responsabilité politique ne vaut pas exécution personnelle.
- Sénat — Charles Pasqua
Source institutionnelle · consulté le 17 septembre 2026
Repère 2
Les lois dites Pasqua
La loi du 24 août 1993 durcit plusieurs règles relatives à l'entrée, au séjour et à l'éloignement des étrangers.
Lecture et portée de ce repère
Notre lecture. Elle installe durablement son nom dans le débat français sur l'immigration.
Le texte a été amendé, contrôlé et partiellement modifié par la suite ; l'expression « lois Pasqua » recouvre plusieurs textes et périodes.
- Légifrance — Loi du 24 août 1993 relative à la maîtrise de l'immigration
Source institutionnelle · consulté le 17 septembre 2026
Repère 3
Le non à Maastricht
En 1992, Pasqua fait campagne contre la ratification du traité de Maastricht.
Lecture et portée de ce repère
Notre lecture. Son engagement formalise une droite souverainiste opposée à l'approfondissement supranational de l'Europe.
Le camp du non réunissait des motivations de droite et de gauche qui ne doivent pas être confondues.
- Sénat — Charles Pasqua
Notice institutionnelle rétrospective · consulté le 21 septembre 2026
Repère 4
1999 : la liste Pasqua–de Villiers
Aux européennes de 1999, la liste menée par Charles Pasqua avec Philippe de Villiers recueille 13,05 % et devance celle du RPR et de Démocratie libérale.
Lecture et portée de ce repère
Notre lecture. Le désaccord européen produit une concurrence électorale à l’intérieur de la droite.
Il s’agit d’un scrutin européen de liste : ce résultat n’est pas un score personnel à la présidentielle.
- Sénat — Charles Pasqua
Source institutionnelle · consulté le 17 septembre 2026
Repère 5
Une implantation départementale durable
Charles Pasqua préside le conseil général des Hauts-de-Seine de 1973 à 1976, puis de 1988 à 2004.
Lecture et portée de ce repère
Notre lecture. L’ancrage départemental se prolonge au-delà de ses deux passages à l’Intérieur.
Les pouvoirs départementaux sont distincts de ceux de la police nationale.
- Sénat — Charles Pasqua
Source institutionnelle · consulté le 21 septembre 2026
Repère 6
Des votes qui ne se résument pas à une étiquette
La notice du Sénat relève que Pasqua vote contre l’abolition de la peine de mort en 1981, mais pour le RMI en 1988 et le PACS en 1999.
Lecture et portée de ce repère
Notre lecture. Ces votes précisent le positionnement mieux qu’un seul classement gauche–droite.
Le rapprochement décrit trois votes datés, pas une note globale de progressisme ou de conservatisme.
- Sénat — Charles Pasqua
Source institutionnelle · consulté le 21 septembre 2026
Documentation
Les références de cette notice
Les liens permettent de revenir aux documents. Une source secondaire est identifiée comme telle ; la présence d’une référence institutionnelle ne valide pas toutes les interprétations de la page.
- Sénat — Charles Pasqua
Source institutionnelle · consulté le 21 septembre 2026
Passages documentés par cette référence
- Biographie, paragraphe 1
- Biographie, paragraphe 2
- Deux passages place Beauvau
- Le non à Maastricht
- 1999 : la liste Pasqua–de Villiers
- Une implantation départementale durable
- Des votes qui ne se résument pas à une étiquette
- Les lois de 1993 : entrée, séjour et éloignement — paragraphe 1
- Les lois de 1993 : entrée, séjour et éloignement — paragraphe 2
- Les lois de 1993 : entrée, séjour et éloignement — paragraphe 3
- Trois votes pour comprendre les positions de Charles Pasqua — paragraphe 1
- Trois votes pour comprendre les positions de Charles Pasqua — paragraphe 2
- Lignes de force : Immigration
- Lignes de force : Souveraineté
- Lignes de force : Votes par sujet
- Charles Pasqua était-il d’accord avec Jacques Chirac sur l’Europe ?
- Quel est le résultat de la liste Pasqua–de Villiers en 1999 ?
- Comment Charles Pasqua a-t-il voté sur la peine de mort, le RMI et le PACS ?
- Chronologie : 1947-1959
- Chronologie : 1968-1973
- Chronologie : 1986-1988
- Chronologie : 1992
- Chronologie : 1993-1995
- Analyse : Sécurité intérieure et souveraineté européenne
- Analyse : Le souverainisme peut se présenter à une élection européenne
- Légifrance — Loi du 24 août 1993 relative à la maîtrise de l'immigration
Source institutionnelle · consulté le 17 septembre 2026
Passages documentés par cette référence
Télécharger les questions, leurs réponses et leurs références (CSV).
Télécharger la correspondance entre faits et documents des 50 notices (CSV). Les sources complémentaires et les limites de vérification sont incluses. Télécharger les dossiers avec leurs références (CSV). Télécharger les analyses, leurs liens permanents et leurs références (CSV).
Télécharger les paragraphes des dossiers et leurs références précises (CSV) · Télécharger les lignes de force et leurs références (CSV).
Citer cette notice ou un fait précis
Nicolas Belotti, « Charles Pasqua », Politiquement.org, biographie politique, version du 22 septembre 2026. https://www.politiquement.org/personnalites-politiques/charles-pasqua/. Ajoutez votre date de consultation. Pour un fait précis, utilisez son lien permanent et citez également le document original.
Responsabilité éditoriale : Nicolas Belotti. Rédaction et révision assistées par une IA. Les analyses et classements sont éditoriaux ; ils ne constituent pas une certification par un historien indépendant.
Publié le 17 septembre 2026 · Révisé le 22 septembre 2026. Corpus initial : 17 septembre 2026.
Notice historique approfondie : réseaux gaullistes, Hauts-de-Seine, ministère de l'Intérieur, immigration et souverainisme. Les procédures judiciaires sont signalées sans constituer un inventaire exhaustif.
Lignes de force réécrites et documentées ; références rapprochées des paragraphes ; approfondissements ciblés et exports synchronisés. Révision éditoriale du 22 septembre 2026. Consultation ciblée des documents nouveaux ; les dates des faits anciens sont conservées. Cette révision ne constitue pas une nouvelle vérification exhaustive des sources anciennes.
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